09/04/26 - L'amour sorcier


Mise en bouche

 Rendez-vous à 12h30 ou 20h00

pour deux concerts

guitare et violoncelle

 

Sébastien Singer, violoncelle

André Fischer, guitare

 

L'AMOUR SORCIER

- Johann Sebastian Bach (1685-1750)

Concerto «italien» BWV971 pour clavecin

I. Allegro

II. Andante

III. Presto

Enrique Granados (1867-1916)

«8 Valses poéticos» pour piano

I. Introducción

II. Melodico

III. Tempo di Valse lento

IV. Allegro humoristico

V. Allegretto

VI. Quasi ad libitum

VII. Vivo

VIII. Presto

- Isaac Albéniz (1860-1909)

« Ibéria » (cahier I)

I. Evocación

II. El Puerto

III. Corpus Christi en Sevilla

Transcription pour violoncelle et guitare par André Fischer


Associer le violoncelle et la guitare: le pari d’une amitié

 

Comment est né votre duo ?

Nous nous sommes rencontrés au début de l’adolescence, il y a plus de trente ans, au Conservatoire de Neuchâtel en Suisse. Jouer entre copains était un plaisir, mais comme il n’y avait pas beaucoup de répertoire original, nous avons été contraints d’arranger des pièces existantes. Plus tard, nous avons commandé des œuvres à différents compositeurs, ce que nous faisons encore aujourd’hui.

Quelle intention artistique poursuivez-vous ?

André aime le violoncelle, moi la guitare. Deux instruments a priori aux antipodes. Par conséquent, mélanger ces deux sonorités en essayant de les faire se correspondre le mieux possible est un bonheur et une recherche passionnante.

Qu’aimez-vous dans les Valses de Granados ?

Aux côtés de son collègue et ami Isaac Albéniz, Enrique Granados est le digne représentant de la musique espagnole au tournant du XXe siècle. Pianiste virtuose, il est aussi le premier compositeur de renommée internationale qui parvient à créer une

 

 

«musique nationale» issue du riche folklore de l’Espagne. Influencé par le romantisme de Chopin, Schumann et Liszt, Granados conçoit ses Valses poétiques comme des scènes miniatures ou des paysages musicaux.

Dans les morceaux d’Albéniz que vous avez choisis, c’est aussi l’Espagne qui est dépeinte.

Oui: Evocación reflète la beauté, la mélancolie et la mystique de l’Andalousie. Albéniz qui vivait alors à Paris nous emmène dans ses souvenirs nostalgiques composés de chansons et danses fandango, malaguena, jota. Le deuxième mouvement, c’est l’ambiance bruyante et festive du port de Santa Maria à proximité de Cadix. Il est basé sur un rythme tournoyant de zapateado. Le troisième brosse un tableau de la Fête Dieu à Séville, durant laquelle une statue de la Vierge est promenée dans les rues, accompagnée d’un cortège de fanfare, de chanteurs et de pénitents. La marche s’inspire d’un chant populaire avant d’évoluer vers l’extase religieuse.

Entretien avec Sébastien Singer

www.singerfischer.ch  


Bach: un concerto «dans le gout italien»

Au temps de Johann Sebastian Bach, qu’on appelle la période baroque, la France, l’Allemagne, l’Italie ou l’Angleterre avaient chacune une identité musicale propre. Comme les musiciens et les partitions circulaient, Bach a pu étudier les concertos de Vivaldi. Dans le dialogue entre un instrument soliste et un petit orchestre, la virtuosité, le caractère chantant sont de mise, et la structure, toujours en trois parties: deux mouvements rapides encadrent un mouvement lent et expressif. Grâce à la récente transcription réalisée par André Fischer, nous écoutons concerter le violoncelle et la guitare selon ce gout, cette manière italienne que Bach a maitrisé avec brio.